Brevy vs Jobscan
le diagnostic, et ce qu'on en fait
Jobscan a popularisé une idée juste : un CV doit répondre aux mots de l'annonce. C'est vrai, c'est mesurable, et l'outil le mesure bien.
Ce comparatif est écrit par l'équipe Brevy. Il commence donc par corriger une croyance qui arrange tout le monde dans notre secteur — nous compris.
D'abord, mettons un mythe de côté
Tu as sûrement lu qu'« un ATS rejette automatiquement les CV sous un certain score ». C'est faux, et le répéter dessert les candidats.
Un ATS — Workday, Greenhouse, Lever — est avant tout une base de données. Il analyse ton CV, le range, et permet au recruteur de filtrer et de rechercher dedans. Il n'y a pas de seuil secret à 75 % qui jette ta candidature à la poubelle.
Ce qui est vrai, en revanche : le recruteur, lui, cherche par mots-clés, et lit vite. Un CV qui n'emploie pas les mots du poste ne remonte pas dans ses recherches et ne se lit pas comme une réponse à son besoin. Le résultat ressemble à un rejet automatique, mais le mécanisme est humain.
Un score de correspondance mesure donc quelque chose de réel — un recouvrement de vocabulaire. Ce n'est pas une note de passage.
Ce que Jobscan fait bien
- Il compare ton CV à une annonce et te donne un taux de correspondance.
- Il liste les mots-clés manquants, ce qui est concrètement actionnable.
- Il signale les problèmes de format qui gênent l'analyse automatique.
- Il propose aussi un créateur de CV et de l'optimisation LinkedIn.
- Le plan gratuit permet 5 analyses par mois, largement de quoi tester.
C'est un bon outil de diagnostic. Sur ce terrain, il est très solide.
La différence : diagnostiquer n'est pas soigner
Jobscan te dit ce qui manque. C'est ensuite à toi de rouvrir ton CV, de trouver où placer chaque terme sans mentir, de reformuler, de refaire la mise en page, puis — souvent — de relancer une analyse pour vérifier.
Brevy fait l'autre moitié : il réécrit le CV et la lettre avec le vocabulaire de l'annonce, te montre chaque modification avant que tu l'acceptes, et te rend un PDF prêt à envoyer.
Et une différence plus large : Jobscan travaille sur l'annonce que tu lui apportes. Brevy fait aussi remonter les offres, depuis les pages carrières des entreprises.
Le tableau
| Jobscan | Brevy | |
|---|---|---|
| Score de correspondance CV/offre | ✅ Le cœur du produit | ✅ Fit Check |
| Liste des mots-clés manquants | ✅ | ✅ |
| Réécriture du CV | Assistance IA payante | ✅ Réécriture complète |
| Lettre de motivation adaptée | Limitée | ✅ Dans la même passe |
| PDF prêt à envoyer | Via leur créateur de CV | ✅ |
| Te faire remonter des offres | ❌ | ✅ Pages carrières + France Travail |
| Email hebdomadaire d'offres | ❌ | ✅ |
| Français | Interface anglaise | ✅ Interface et documents |
| Gratuit | 5 analyses par mois | 1 adaptation et 1 lettre par semaine |
| Payant | Mensuel, trimestriel ou annuel (voir leur page) | 9,90 €/mois ou 24,90 € les 3 mois |
Lequel choisir
Prends Jobscan si tu veux surtout auditer un CV que tu as déjà écrit, tu es à l'aise pour faire les corrections toi-même, et cinq analyses par mois te suffisent.
Prends Brevy si tu ne veux pas faire la correction à la main quarante fois, et si tu veux que les offres arrivent en même temps que le document adapté.
Une remarque utile dans les deux cas : ne cours pas après le score. Empiler des mots-clés pour gagner dix points produit un CV qui passe la mesure et échoue à la lecture humaine. La méthode honnête est décrite dans Adapter son CV à une offre.
Ce que Brevy ne fait pas
- Brevy ne promet pas de « battre l'ATS ». Pas de texte blanc, pas de bourrage de mots-clés — ces astuces sont détectées et traitées comme de la fraude.
- Brevy ne postule pas à ta place.
- Brevy n'invente aucune compétence pour faire monter un score.
Questions fréquentes
Est-ce qu'un ATS rejette automatiquement mon CV si mon score est trop bas ?
Non. Un ATS est d'abord une base de données : il analyse ton CV, le stocke, et permet au recruteur de filtrer et de rechercher. Il n'existe pas de seuil automatique qui écarte une candidature. Ce qui se passe réellement, c'est qu'un CV sans les mots du poste ne remonte pas dans les recherches du recruteur et ne se lit pas comme une réponse à son annonce.
Le score de correspondance de Jobscan est-il fiable ?
Il mesure une chose réelle et utile : le recouvrement de vocabulaire entre ton CV et l'annonce. C'est un bon indicateur, à condition de ne pas le prendre pour une note éliminatoire. Optimiser le chiffre pour lui-même, en recopiant des mots-clés, produit un CV qui marque des points et perd le lecteur humain.
Jobscan est-il gratuit ?
Le plan gratuit donne 5 analyses de CV par mois, avec le taux de correspondance et l'écart de mots-clés. Les rapports complets, l'optimisation assistée et les analyses illimitées demandent un abonnement, proposé au mois, au trimestre ou à l'année.
Quelle est la meilleure alternative à Jobscan ?
Ça dépend de ce que tu attends. Si tu veux seulement un diagnostic, plusieurs outils donnent un score de correspondance, et Jobscan reste une référence. Si tu veux que la correction soit faite — le CV et la lettre réécrits, et un PDF prêt à envoyer — il faut un outil d'adaptation plutôt qu'un outil d'analyse.
Comment optimiser son CV pour les ATS sans tricher ?
Extrais de l'annonce les compétences répétées, les outils nommés et les verbes employés, puis réécris tes expériences réelles avec ces mots-là. Remonte ce qui est pertinent, coupe ce qui ne sert pas cette candidature. Ce qu'il ne faut jamais faire : inventer une compétence, recopier une liste de mots-clés, ou utiliser du texte blanc — c'est détecté et traité comme une fraude.
Quel score de correspondance faut-il viser ?
Aucun chiffre n'a de valeur absolue, puisque aucun seuil n'existe côté ATS. Le bon critère est qualitatif : un recruteur qui lit ton CV dix secondes doit reconnaître les exigences principales de son annonce. Si les compétences citées deux fois ou plus dans l'offre apparaissent chez toi, portées par de vraies expériences, le travail est fait.
En résumé
Jobscan mesure l'écart. C'est utile, et son plan gratuit permet de s'en rendre compte.
Brevy comble l'écart, sur des offres qu'il fait remonter lui-même — sans jamais franchir la ligne de l'invention.